Quadrants Alphabétiquement

abel.JPGBarbara Abel

Née en 1969, Barbara Abel est férue de théâtre et de littérature. Elle suit à 15 ans les cours de théâtre de l’Académie d’Etterbeek, puis opte pour des études littéraires qui la mèneront jusqu’à une licence en philologie romane à l’Université Libre de Bruxelles.
Après avoir été élève à l’école du Passage à Paris, elle exerce quelque temps le métier de comédienne et joue dans des spectacles de rue. À 23 ans à peine, elle écrit sa première pièce de théâtre, “L’esquimau qui jardinait”, qu’elle interprètera avec succès sur les planches bruxelloises et au festival de Spa. Elle privilégie aujourd’hui sa passion pour l’écriture.

Romans
UN BEL AGE POUR MOURIR - Paris, éditions Champs Élysées, 2003.
L’INSTINCT MATERNEL - Paris, éditions Champs Élysées, 2005. Prix du Festival de Cognac en 2002
.
DUELLE - Paris, éditions du Masque, 2005.
LA MORT EN ECHO - Paris, éditions du Masque, 2006.
ILLUSTRE INCONNU - Paris, éditions du Masque, 2007.

Cinéma/ TV :
Caution personnelle
Une Belle affaire
La cycliste

Théâtre :
L’ESQUIMAU QUI JARDINAIT, Barbara ABEL, Gérard GOFFAUX - Mise en scène de Jacques Viala.

adam.jpgAdam

Né à Charleroi le 11 août 1969 d’un papa ancien photograveur aux éditions Dupuis et d’une maman coloriste aux studios Léonardo, Adam baigne dans une ambiance « bande dessinée » depuis tout petit !
Grand fan de l’œuvre de Franquin et de Willy Vandersteen, il entre à l’académie de bande dessinée de Châtelet en 1984 et suit en parallèle un parcours d’enseignement artistique à l’académie des Beaux-Arts de Namur. Et ensuite, des cours de dessin et de gravure en élève libre.
Vers 20 ans, ce sont les débuts de la carrière professionnelle. Trente-huit planches et quelques dessins dans le journal Spirou, ainsi que des travaux comme assistant pour divers auteurs. Mais les choses ne démarrent pas vraiment, et Adam quitte le domaine de la bande dessinée pour se consacrer à la peinture. En 1996, il est engagé comme graphiste chez Appeal, une société de jeux vidéo, sur la réalisation du jeu “Outcast”. Sa mission terminée, et avant de reprendre la peinture, il décide de faire un voyage de 6 mois à travers l’Amérique Latine.
C’est de retour de ce voyage, en 2001, qu’Adam reçoit l’opportunité de se présenter comme assistant de l’auteur de Kid Paddle, et cette fois, ça marche ! Résultat : deux albums de Game-over publiés et le départ d’une nouvelle série avec Midam « Harding Was Here ».

Game Over, 2 volumes parus aux éditions Dupuis, depuis 2004, avec Midam, Augustin, et cie.

Bajram Denis Bajram

De la BD aux maths, des maths à la BD
Né aux portes de Paris en 1970, Denis Bajram commence à dessiner des albums complets dès l’âge de 8 ans… Ils sont heureusement restés inédits !
Après un petit tour à la faculté des sciences de Jussieu, il aboutit finalement aux Beaux-Arts, puis aux Arts déco de Paris, où il étudie la scénographie et le graphisme. Il y rencontre aussi, dans le fond des cours de math, un certain Mathieu Lauffray.
Remarqué dès 1987 par le fanzine Scarce, Bajram rejoint finalement l’équipe du Goinfre en 1992. Rédacteur-en-chef pendant un an, il le quitte après un Alph’art Fanzine au salon d’Angoulême 1994.
Un auteur de Science Fiction
C’est lors d’une réunion concernant la création d’un CD-rom qu’il rencontre Thierry Cailleteau et Guy Delcourt. L’un deviendra son scénariste et l’autre son éditeur sur Cryozone.
Après le premier tome, Bajram s’installe à Angoulême, où il travaille à l’atelier Sanzot puis à l’atelier Entropie.
En 1998, les éditions Soleil lui offrent la liberté de commencer une série en solitaire : UW1 (Universal War One).
De Paris à Bruxelles
Revenu à Paris, il fonde avec Mathieu Lauffray, Alex Alice et Patrick Pion l’atelier Central Park. Il y commence le scénario d’une nouvelle série, Les Mémoires mortes, sous le crayon de Lionel Chouin aux Humanoïdes Associés.
Puis, il déménage à nouveau en 2000 : il part à Bruxelles, capitale de la BD, de la Belgique et de l’Europe. Là, il fonde un nouvel atelier avec la scénariste qui est devenue son épouse : Valérie Mangin.
Il y travaille, entre autres, à UW1, dont le sixième et dernier tome sort en 2006.
Créateur de sites inetrnet
Parallèlement, Bajram développe plusieurs sites internet : Ateliervirtuel.com, qui réunit sur internet une partie des membres de ses anciens ateliers, Bajram.com, Mangin.tv et… Quadrantsolaire.com.
Quadrant Solaire
En effet, en 2006, Bajram devient éditeur.
Il fonde avec Valérie Mangin un nouveau département éditorial au sein des éditions Soleil : Quadrant Solaire.
Bien sûr, Quadrant réunit tous les albums de Bajram et de sa femme, dont Trois Christs, leur dernier défi, mais il accueille aussi de nombreux autres projets grand public d’auteur.
Ces albums commenceront à paraître à l’automne 2007.
BD, informatique et musique
Devenu une reférence dans le domaine de la Bande Dessinée, Denis Bajram, qui vit à présent à Bayeux, aime aussi passer de longues heures à développer des programmes informatiques, ou à préparer sur sa guitare basse et son piano des concerts de musique incongrue…

Bref, il n’a pas fini de nous surprendre.

Demarez Thierry Demarez

Des beaux arts au fanzinat.
Thierry Démarez est né à Drancy en 1971. Son goût pour la peinture et l’illustration le pousse à entrer aux Beaux Arts quelques années plus tard.
Rapidement, il participe à des fanzines comme Style BD ou encore Le Goinfre dont Denis Bajram est le rédacteur en chef et qui obtient l’Alph’art Fanzine au festival d’Angoulême en 1994.
À la même époque, l’exposition de ses travaux dans diverses manifestations permet à Thierry de rentrer dans le monde de l’édition comme coloriste.
Décorateur à la comédie française
Parallèlement, Thierry entame une carrière de décorateur de théâtre où il ne tarde pas à se faire remarquer. Il entre à la prestigieuse Comédie Française à Paris où il devient chef d’atelier en mars 2006.
Mais il n’en oublie pas pour autant son vieux rêve : la réalisation d’un album de Bande Dessinée à la fois comme coloriste, bien sûr, mais aussi comme dessinateur. La rencontre avec le scénariste Jean-Christophe Derrien va lui permettre de le concrétiser. Ainsi nait Le Continent Premier, publié en 2002.
Auteur de Bande Dessinée
L’aventure se poursuit ensuite avec une autre rencontre décisive. Au festival BD de Paris de juin 2002, Thierry retrouve par hasard Denis Bajram qu’il n’avait pas revu depuis plusieurs années. Valérie Mangin, qui travaille sur la collection des Chroniques de l’Antiquité galactique accompagne l’auteur d’UW1. Elle est d’emblée séduite par les illustrations et les pages de Thierry. Une collaboration est vite envisagée.
Elle donne naissance au premier tome du Dernier Troyen en janvier 2004. Trois ans plus tard, la série compte déjà 5 albums. Elle a été plusieurs fois primées dans les festivals de bandes dessinées.
Les auteurs, fort de leur succès, envisagent déjà de nouveaux projets communs… Vous les découvrirez très bientôt !

goffaux Gérard Goffaux
Cela fait vingt ans que Gérard Goffaux évolue dans l’univers du polar et du récit noir avec maestria, tant son trait classique et extrêmement réaliste répond avec force aux récits construits de fausses pistes et chausse-trappes. Son style réaliste est résolument en marge des modes actuelles ou des tendances que génère le marché ; sa mise en scène est précise, incisive et cinématographique Une personnalité graphique !
Le temps de trois albums, il a collaboré avec Serge Brussolo, un maître en univers terriblement troublants, policiers ou fantastiques. Il a travaillé également pour les Américains sous le nom de Goff, et ses comics n’ont rien à envier aux prestigieux auteurs des 40’s ou 50’s.
En parallèle à ses activités d’auteur, Gérard est aussi professeur à l’E. R. G., École de Recherches Graphiques, appartenant au réseau libre de l’institut Saint - Luc de Bruxelles. Il a aussi mis un pied dans le théâtre, avec sa compagne, Barbara Abel.

Théâtre :
L’ESQUIMAU QUI JARDINAIT de Barbara Abel; Gérard Goffaux (Mise en scène de Jacques Viala).

Bande dessinée :
LE JOURNAL ILLUSTRÉ, scénario et dessin, 1982.
SPIROU, scénario et dessin de diverses histoires (à partir de 1984).
MAX FACCIONI, scénario et dessin. 4 volumes parus aux éditions Michel Deligne, Le Lombard, Point Image, en 1982, 89, 90, 94. La série est parue en 1999 aux Etats-Unis, chez Sunset Strip.
DERIVES, (1991) collectif, dessin d’Andreas. Scénario de la courte histoire CHAT.
LE DETECTIVE (1999), éditions du Masque. Scénario et dessin.
LE THÉORÈME D’ORION (2001), éditions du Masque. Scénario et dessin.
LA FILLE DE LA NUIT, trois volumes parus chez Albin Michel BD en 2003, 05, 06. Sur scénario de Serge Brussolo.

griffo Griffo
Un polyglotte éclectique
Auteur à la carrière aussi fertile que variée, Griffo (de son vrai nom Werner Goelen) fait partie de ces créateurs qui n’ont jamais su se confiner dans des frontières mentales ou culturelles.
Remarquable polyglotte (il s’exprime couramment en néerlandais, français, espagnol, anglais et allemand), Griffo a toujours fait preuve d’un éclectisme culturel qui souligne son esprit d’ouverture sur le monde.

Né le 21 mai 1949 à Wilrijk de descendances italiennes et ayant vécu en Belgique et aux Pays-Bas, Griffo est depuis plusieurs années parti s’établir aux Canaries. Envisageant d’abord de prendre Milio comme pseudonyme (nom de son grand-père), il se décida pour Griffo sans se douter qu’un jour, en arrivant à Lanzarote, il y découvrirait l’existence d’un vignoble nommé ‘grifo’.
Formation et premières BD
Griffo a fait ses classes à l’Académie des Beaux-Arts d’Anvers où il a été admis en 1964 à l’âge de 15 ans.
En 1971, sitôt ses études achevées, il entre dans la communauté artistique Ercola, puis commence par produire quelques bandes pour la presse «underground». Parallèlement, il réalise des illustrations pour des revues féminines et des caricatures de rock-stars pour les magasines Spruit, Mimo, Extra et Humo, le grand hebdomadaire de télévision néerlandophone créé par Dupuis.
Mais, c’est aux Editions du Lombard que son parcours dans la bande dessinée débute réellement.
De Modeste et Pompon à la publicité
Lorsqu’il se présente au Lombard, Griffo tombe à pic. Mittéï qui, après Attanasio, a repris les gags de Modeste et Pompon lancés en 1955 par Franquin, s’en va chez Spirou: on cherche un jeune dessinateur susceptible de lui succéder!
«J’ai tout de suite saisi l’occasion. Ce n’était pas vraiment le style de BD qui me plaisait, mais c’était l’opportunité d’entrer à “Tintin”, de me familiariser avec les contraintes du métier et de me faire connaître des 7 à 77 ans.»
En 1975, outre une planche par semaine de Modeste et Pompon, il assure l’animation de mini-récits humoristiques pour le trimestriel Tintin-Sélection sur un scénario de Monique Wally . Plusieurs mini-séries verront donc le jour comme Bonus, Le rapetitout !, Le Testament de Bonifacius IV, Dave Donoghue, OE3 Jeremiah Jones…
Du coup, Griffo se reconvertit dans la publicité.
S.O.S BONHEUR
Fin 1982, il accomplit un retour remarqué dans la BD classique en illustrant une aventure de Bob Wilson sur un scénario de Danny De Laet. Cette réalisation fera l’objet d’un album édité par les Editions Deligne.
Stimulé par cette expérience, il prend le risque de rompre avec la sécurité de son emploi de publicitaire et de se relancer dans la profession plus aléatoire de dessinateur de bandes dessinées réalistes.«Cette passion, dit-il, m’habitait depuis l’enfance et je m’étais toujours promis de l’assouvir.»
En 1984, Griffo propose ses services à la Rédaction de Spirou. Philippe Vandooren qui en est alors le rédacteur en chef, lui commande la mise en images d’un scénario écrit par un certain Jean Van Hamme et initialement conçu pour la télévision. Son titre: SOS Bonheur.
Deux ans plus tard, Griffo se laisse à nouveau persuader de dessiner pour Spirou, les enquêtes de Munro imaginées par J.F. Di Giorgio (Shane/Le Lombard). Après trois albums, il cède toutefois les pérégrinations de ce détective à André Taymans.
De fructueuses collaborations avec Jean Dufaux
C’est alors surtout qu’il fait une rencontre déterminante, celle de Jean Dufaux. Ensemble, ils entreprennent la série Beatifica Blues pour Dargaud. Glénat la rééditera en 1992 et la poursuivra sous le titre de Samba Bugatti.
Par la suite, leur intérêt pour le XVIIIe siècle et les “Vedustisti”, les célèbres peintres paysagistes vénitiens, les amènent en 1987 à créer Giacomo C, une série inspirée des aventures de Casanova. Ils inventent donc les exploits galants de ce gentilhomme vénitien du 18ème siècle.
En 1991, ils ont en outre consacré un album au célèbre Marquis de Sade.
En 1994, mais pour la collection Aire Libre de Dupuis cette fois, le duo signe le premier des deux tomes du mémorable Monsieur Noir.
La rencontre avec Patrick Cothias
En 1996, au Festival d’Angoulême, Griffo fait la connaissance de Patrick Cothias.
C’est le type de scénaristes dont il aimerait mettre en cases l’une ou l’autre création. Il a cependant toujours hésité à le solliciter. Pourtant… Séduit par le dynamisme de son trait et l’expressivité de ses images, Cothias souhaite également le rencontrer. C’est lui qui franchira le premier pas!
La superbe épopée de Cinjis Qan qu’ils retracent pour Glénat prouve que cette rencontre était une étape obligée dans l’itinéraire de ces deux grandes pointures du 9e Art. Et La Pension du Docteur Eon a conforté l’évidence de ce rendez-vous artistique.
Pour le dessinateur, la publication de cet étonnante série dans la prestigieuse Collection Signé du Lombard est plus qu’un simple retour aux sources.
De la science fiction avec Yves Swolf
Mai 2000 voit la sortie d’une nouvelle série : Vlad, dans la collection Troisième vague du Lombard, avec Yves Swolfs au scénario.
Toujours à la recherche de son frère et de l’attaché-case contenant des dossiers ultrasecrets, Vlad Zolkoff fonce à travers les steppes de Russie…
Pendant qu’il réalise ce thriller futuriste, Griffo continue à nous tenir en haleine avec sa série principale : Giacomo C.
Un conte fantastique avec Valérie Mangin
Septembre 2003 voit la sortie d’une nouvelle série en deux volumes, Petit Miracle, aux Editions Soleil, avec Valérie Mangin au scénario.
La critique est unanime à saluer ces albums mêlant grande fresque historique et symbolisme fantastique.
ELLIS
En janvier 2006, sort le septième et dernier tome de Vlad. Sans attendre, Griffo se lance dans une nouvelle série, toujours pour Le Lombard.
En octobre de la même année paraît donc, dans la collection Portail, le début d’Ellis, une histoire écrite par le romancier Sébastien Latour.
Il y explore la veine la plus onirique de l’urban fantasy chère à Neil Gaiman. Cela donne l’occasion à Griffo de mêler avec bonheur couleurs directes et traitement informatique, un nouveau style graphique qu’il compte bien développer dans le futur.

JungJung

Jung Sik Jun est né en 1965 à Séoul, en Corée. Adopté par une famille, en Belgique, en 1971, il prend pour nom d’adoption Jung Hénin. Il suit des études d’Humanités Classiques (latin et mathématiques) à avant de fréquenter l’atelier Saint-Luc de Bruxelles durant un an. Il étudie ensuite à l’académie des Beaux-Arts de Bruxelles et fait un bref passage dans le dessin animé, à l’école d’Arts de la Cambre. En 1987, il rencontre Marc Michetz qui le présente au magazine Spirou, ce qui lui permet d’illustrer quelques courts récits pour Spirou et Tintin. Il travaille quelques mois dans l’atelier d’Yslaire et de Christian Darasse, et illustre les couvertures du Belgian Business Magazine. Ses origines tourmentées lui font préférer sans conteste les histoires asiatiques, qu’elles soient légende, allégorie ou fable.

1991 : “Yasuda”, quatre tomes parus chez Hélyode-Lefranc.
1997 : “La Jeune Fille et le Vent”, trois tomes parus aux éditions Delcourt sur scénario de Martin Ryelandt.
2001 : “Kwaïdan”, trois tomes parus aux éditions Delcourt sur scénario de Jung et Jee-Yun.
2006 : Okyia, paru aux éditions Delcourt sur scénario de Jung et Jee-Yun.
2006 : “la Danseuse du temps” 2 tomes parus chez Dargaud sur scénario de Jee-Yun et dessin d’Illona.

kerfriden Malo Kerfriden

Malo Kerfriden est né le 17 novembre 1972 à Redon.
Petit fils de l’écrivain breton Pierre-Jackez Hélias, auteur du Cheval d’orgueil, et fils d’un membre du fanzine de bande dessinée breton Frilouz, il se passionne très tôt pour le dessin et la bande dessinée.
De la BD dès le lycée
Alors que Malo poursuit ses études de Lettres et d’Arts plastiques dans un lycée de Rennes, il rencontre Stéphane Duval, le futur auteur des Lutins et de Janet Jones, qui le présente à Pascal Bertho, fondateur du fanzine Rennais Atchoum.
C’est là, en 1988, qu’il fait la connaissance de David Chauvel, Jérôme Lereculey, Fred Simon, Joub…
BD et musique
Après trois ans en faculté d’Histoire de l’Art à Rennes, Malo intègre en 1994 l’atelier Bande Dessinée de l’Ecole des Beaux-Arts d’Angoulême où il passe trois années fertiles.
Il complète d’ailleurs sa formation en fréquentant l’atelier d’auteurs déjà confirmés comme Denis Bajram ou Richard Marazano.
Parallèlement, Malo joue aussi de la basse dans le groupe angoumoisin The lost Minds qui signe un album et deux singles sur le label anglais ”Detour records”.
Suivent ensuite un titre sur une compilation japonaise et un autre sur une compilation suédoise.
Le groupe tourne en Europe et même au Japon.
Atelier Twin Peaks
Puis, en 1997, de retour à Rennes, Malo fonde l’atelier Twin Peaks avec deux anciens élèves d’Angoulême : Lionel Chouin et Marc-Antoine Boidin.
Parmi ses références bande dessinée, on trouve aussi bien Rochette qu’Otomo, Sakaguchi ou Dave Gibbons.
Enfin, également passionné de cinéma, il apprécie les œuvres de Clint Eastwood, Orson Welles ou M. Kobayashi…
Quaterback
David Chauvel, en proposant Malo de reprendre Quarterback, après plusieurs essais infructueux avec d’autres auteurs, lui permet de faire ses premières armes dans la bande dessinée dans les meilleures conditions.
La série est complète en quatre tomes aux éditions Delcourt.
KGB
En 2005, Malo habite Bruxelles, comme Denis Bajram et Valérie Mangin. Il commence à travailler sur KGB, un scénario à la fois historique et fantastique de cette dernière. Le premier album, Les Démons du Kremlin, est sorti en juin 2006 dans Quadrant Solaire. Il devrait être suivi de quatre autres dont le prochain sera publié d’ici quelques mois.

marchandBruno Marchand

Un parcours atypique !
Juin 1986. Fraîchement émoulu de l’institut Saint-Luc de Bruxelles, Bruno Marchand se donne deux ans de préparation pour se faire publier. Février 87 : il livre à peine les dernières planches de son premier livre, que l’éditeur fait faillite. Coup dur…
Durant les 7 années suivantes, il prépare des projets avec des scénaristes de renom, réalise de nombreuses histoires courtes et illustrations pour les magazines Tintin Reporter, Spirou, (À Suivre) ou pour Bayard Presse ; remarqué pour la subtilité de sa palette, on lui confie les mises en couleur de la Guerre Éternelle et Dallas Barr… Pas moins de 300 pages de bandes dessinées dont un petit quart seulement sera publié ! En 1991, il rencontre Moebius : tous deux reprennent l’univers de Little Nemo, créé en 1905 par Winsor MacCay.
Il soumet aux éditeurs Quelques pas vers la lumière, mais il ne rencontre pas les échos attendus, jusqu’à la lecture de Denis Bajram et Valérie Mangin. Tous deux le poussent à tenir une histoire que tous les éditeurs avaient souhaité remaniée. Ce projet voit aujourd’hui le jour dans la version souhaitée par l’auteur.

Dessinateur ou auteur complet :
Lumière de sable – 1996 – Éditions Point Images.
“Little Nemo”, 4 tomes parus – 1994, 95, 2000, 02 – Éditions Casterman.
“Quelques pas vers la lumière”, tome 1 – 2007 – Éditions Quadrants.

Mise en couleur :
“La Guerre éternelle”, tomes 1 à 3 et édition intégrale – 1988 et 89, 2002 - Éditions Dupuis.
“Red Knight”, tome 1 – 1990 - Éd. Standaard.
“Carland Cross”, tome 1 – 1991 – Éditions Lefrancq. Réédition en 2002 aux éditions Soleil.
“Le Cercle des sentinelles”, tomes 1 & 2 – 1998 - Éditions Casterman.
“Dallas Barr”, tomes 1 à 4 – 1996 à 1999 - Éditions Dupuis.
“Libre à jamais”, tome 1 et 2 – 2002 – Éditions Dargaud.

Illustration :
Ma Vie de chat – 1991 – Éditions Delcourt.
François – 1993 - Editions Mame.

midam Midam

Comme Hergé et Franquin, c’est dans la commune bruxelloise d’Etterbeek que Michel Ledent, dit Midam, voit le jour en 1963. Enfant, il adore les monstres et rêve de devenir camionneur pour pouvoir travailler la nuit et écouter l’émission radio « les routiers sont sympas » dans son “30 tonnes”. Mais à 18 ans, il se tourne, un peu par hasard, vers des spécialités artistiques, d’abord en architecture d’intérieur puis en photographie.
C’est finalement en illustration qu’il décroche un diplôme à Saint-Luc, célèbre école de la capitale belge. Après son service militaire dans la Force Navale Belge en tant que dessinateur-décorateur, s’ensuivent des années de galère et de petites commandes pour diverses revues et journaux.
En 1993, il renouvelle la rubrique consacrée aux jeux vidéo du journal Spirou en créant le personnage de Kid Paddle. Naturellement, en 1996, le premier album de Kid Paddle voit le jour. Et le succès s’installe durablement ! Depuis la parution du premier tome, plus de 4 millions d’albums de Kid Paddle ont été vendus en langue française, et des centaines de produits dérivés ont été créés à son effigie !
La frénésie autour de ce personnage emblématique et sa volonté de réaliser d’autres projets artistiques obligent Midam à délaisser ce que furent ses passions d’autrefois : la micro-magie et la musique. C’est avec regret qu’il quitte le groupe “le Boys’ Band (dessinée)” dont il était l’un des guitaristes depuis une dizaine d’années. Néanmoins, il reste un passionné de musique, de cinéma et de voyages. C’est d’ailleurs au cours d’un de ses voyages que Midam met au point une nouvelle série de BD qui s’intitulera « Harding was here »… !

Kid Paddle, 11 parus aux éditions Dupuis, depuis 1996.
Histoires à lunettes, 3 volumes parus aux éditions Dupuis, avec Clarke au dessin (de 1998 à 2000).
Game Over, 2 volumes parus aux éditions Dupuis, depuis 2004, avec Adam, Augustin, et cie.
Le Miracle de la Vie, 1 volume paru aux éditions Dupuis en 2004, avec Clarke au dessin.

Fabrice Neaud

Fabrice Neaud est né le 17 décembre 1968 à La Rochelle.
Après un baccalauréat de Lettres option Arts plastiques et un Deug de philosophie, il poursuit ses études aux Beaux-Arts jusqu’en 1991.
Fabrice Neaud nourrit alors un projet de bande dessinée autobiographique qui donnera lieu à la publication de JOURNAL en 1996 chez l’éditeur Ego comme X, dont il est l’un des membres cofondateurs.
Cet ouvrage recevra le prix Alph’Art Coup de cœur au Festival international de la Bande dessinée d’Angoulême en 1997.
Des récits inédits sont également parus dans le collectif éponyme de la maison d’édition Ego comme X ainsi que dans la revue Bananas.
Par son ampleur et son ambition artistique, le travail de Fabrice Neaud est l’une des démarches les plus singulières du moment.
Il a reçu le Prix spécial pour le prix littéraire Georges en 2000 pour JOURNAL (III), ainsi que le prix Petit Robert en 2002 pour l’ensemble de son œuvre, lors du Festival de Saint Malo.

ripoli Francesco Ripoli

Je suis né à Livourne le 4 février 1971.
Dès mon enfance, le dessin s’est révélé pour moi un amusement : j’ai toujours dessiné pour le plaisir.
En 1988, j’étudie à l’Institut d’Art de Pise (une spécialisation en Éducation Visuelle), où j’apprends les techniques de la représentation graphique et les secrets de la communication publicitaire.
Après une brève expérience en temps que créatif dans une grande agence de publicité à Milan, je décide de continuer mon parcours de formation et en 1993, je m’inscris à l’Académie des Beaux Arts de Florence (spécialisation en Peinture). C’est ainsi que j’ai pu approfondir mes connaissances, non seulement dans le domaine de la peinture, mais aussi dans celui de la représentation tridimensionnelle, en découvrant les matériaux plastiques et en commençant à m’exprimer par le biais de la sculpture.
Durant ces années, ma recherche artistique a été toujours dirigée vers l’expérimentation, le mélange et l’interaction des différentes techniques d’expression. Toujours à la recherche du medium le plus conforme à une idée, j’ai abordé en même temps le graphisme, la bande dessinée, la peinture, la sculpture, et même l’orfèvrerie.
À l’approche de ma maturité artistique, le dessin est ainsi devenu mon principal instrument en ce qui concerne la conception et la visualisation des idées ; il est carrément irremplaçable pour enquêter sur la réalité et les profondeurs de la vie intérieure… Sans pour autant m’éloigner d’une certaine dimension ludique ce qui, pour moi, reste indispensable.
“1890” est ma première tentative pour élever le dessin à protagoniste de mon œuvre.
Il y a environ huit ans, j’ai griffonné quelques brouillons sans avoir de véritable histoire à raconter, ignorant encore que ces quelques scènes deviendraient un jour la trame du livre que vous tenez dans vos mains.
Ce fut un travail long et laborieux, interrompu par de longues périodes pendant lesquels je me consacrais à mes recherches dans le domaine de la sculpture, et à mon travail d’enseignant, mais je n’ai jamais abandonné l’idée qu’un jour, cette histoire pourrait être publiée.
On peut dire que “1890” a été pour moi le terrain sur lequel j’ai testé et affiné mes capacités en bande dessinée ; un domaine dans lequel je crois beaucoup, contrairement à d’autres artistes, car il possède de grandes possibilités de développements artistiques et de grandes potentialités expressives et thématiques.

Expositions :
2005 à Barcelone. Musée Maritime de Barcelone, biennale de la Méditerranée (sculptures).
2004 à Florence. Centre d’Art Puccini, Artisti dal mare (sculptures).
2004 à Pescara. Port Touristique, Nemoland (illustrations).
2003 à Castiglioncello (LI). Château Pasquini, Gratis (installations).
2002 à Livourne. Bottini dell’ Olio, Un Giorno (sculpture Real Toys).
2001 à Livourne. Bottini dell’ Olio, 25 Caractteri (sculptures, photographies, installations).
2000 à Livourne. Centre Basaglia, soirées éclairées (Totems d’artistes).
2000 à Rosignano M/mo (LI). Palais maritime, travaux personnels (sculptures).
2000 à Castiglioncello (LI). Château Pasquini, Quid (sculptures, peintures, installations).
1999 à Castiglioncello (LI). Salle Costa Fiorita, Salle nella Zucca (sculptures, peintures).
1998 à Sevilla (Espagne). Salle C.A.L., travaux personnels.
1997 à St -Vincenzo (LI). Salle du Conseil, Zen Zero Zum (sculptures, peintures, installations). 1996 à Florence, C.P.A. Festival 3 GG, (installation les Terriens).
1995 à Florence, Théatre Puccini, Mine vaganti (illustrations).

Publications :
2007 : “Ilaria Alpes, il prezzo della verita”. Scénario de Marco Rizzo. Bande dessinée parue aux éditions Beccogiallo (Trévise)
2004 : Catalogue de l’exposition Nemoland.
1999 : N°0 de la revue de design Modalità d’Udine, (témoins et œuvres).
1998 : “Lo que quieres” bande dessinée pour la revue Comunicarte, (Sevilla).

ruizge.jpgRuizge

Un espagnol
Francisco Ruizgé est né en 1969 à Valence en Espagne.
Depuis le plus jeune âge, il est passionné par l’Histoire, le dessin et, bien sûr, les bandes dessinées.
Tout naturellement, il entre donc aux Beaux Arts de sa ville dès la fin de ses études secondaires.
Il y acquiert une solide formation qu’il complète par une année d’études supplémentaire à Paris.
Ce long et fructueux séjour annonce déjà ses futurs liens avec l’édition française.
Professeur aux arts et métiers
Revenu en Espagne, Francisco devient professeur à l’Ecole des Arts et Métiers de sa ville natale.
Mais tout autant qu’enseigner, il a envie de dessiner.
Soutenu par ses confrères, il réalise très vite de petites illustrations pour des magazines ainsi que des dessins politiques humoristiques.
Trouver un éditeur…
Mais Francisco reste insatisfait : toujours attiré par la bande dessinée, il aimerait se lancer dans l’aventure de la création d’un album.
Devant la quasi-impossibilité de trouver un éditeur en Espagne, il se tourne à nouveau vers la France.
Il envoie des exemples de sa production à plusieurs éditeurs en prenant soin de sélectionner à chaque fois ce qui pourra intéresser, selon lui, son interlocuteur.
L’erreur qui a tout rendu possible
À Soleil, il prévoit donc d’envoyer des dessins de science-fiction et d’héroïc-fantasy.
Mais, au dernier moment, il… se trompe et échange ce dossier avec celui destiné à une autre maison d’édition.
Ce sont donc des pages de bande dessinée historique que reçoit Jean Wacquet son futur éditeur : la guerre civile espagnole y côtoie le Moyen-Âge des moines et des chevaliers de la Table Ronde.
Luxley
L’erreur de Francisco tombe finalement très bien : Jean Wacquet, séduit, fait immédiatement suivre son dossier à Valérie Mangin qui cherche un dessinateur pour Luxley, son uchronie médiévale.
Elle aussi est conquise par le solide trait réaliste de Francisco. Elle lui propose donc de collaborer avec elle et il accepte avec enthousiasme.
Avec Luxley, Francisco peut enfin laisser libre cours à ses passions du dessin et de l’Histoire.

servainServain

Les origines
Né dans les Alpes en 1970, Servain passe ses dix-huit premières années à Briançon, où son temps libre est partagé entre activités artistiques et sportives.
Issu d’une famille où l’on trouve, en vrac, professeur de piano, peintre, architectes ou guides de haute montagne son cœur balance entre les grands espaces et la création.
Sa passion pour le dessin va naître quand il découvre les travaux de certains auteurs réalistes comme Victor De la Fuente ou Raymond Poivet qui étaient alors publiés dans la revue Okapi.
Etudes
Puis, plus spécifiquement, la bande dessinée finit par s’imposer, quand, à 15 ans il réalise une bande dessinée sur l’histoire de Briançon commandée par la jeune chambre économique de la région.
C’est également à cette époque qu’il découvre la puissance narrative des oeuvres de Cosey et d’Hermann et dont l’influence constituera une fondation importante de son travail.
En 1988 il rejoint l’école de bande dessinée d’Angoulême, important vivier de futurs jeunes auteurs et haut lieu de rencontre révélatrices. C’est l’occasion pour lui de participer à differents projets, comme La Bête du Gévaudan en compagnie de Christophe Bec , Eric Hübsch ou encore David Prudhomme.
La traque mémoire
Très vite il est repéré par un jeune éditeur Guy Delcourt et Frédéric Boilet qui lui proposent de participer au deuxième opus des Enfants du Nil, un album d’histoires courtes réalisé par les étudiants de l’école.
Ces premiers pas éditoriaux furent cruciaux puisque peu de temps après il signe Le Traque Mémoire, à nouveau aux éditions Delcourt, en compagnie du scénariste Christophe Gibelin, dont les deux volumes sortiront en 1993 et 1994.
L’esprit de Warren
Apres un bref passage dans le monde du dessin animé, et notamment lors de la préproduction du long métrage Kirikou et la Sorcière de Michel Ocelot, Laurent Duveau, alors directeur chez Delcourt, lui parle d’un scénario de thriller psychologique écrit par un jeune scénariste inconnu, Luc Brunschwig.
Ce récit s’avère être un parfait défi pour un dessinateur naturellement attiré vers les récits qui mettent en avant le « jeu d’acteur » des personnages.
Le premier tome de L’Esprit de Warren sortira donc en 1996, rapidement suivi par deux autres en 1997 et 1998. Puis un ultime quatrième tome sortira tardivement en 2005.
L’histoire de Siloë
Entre temps Servain fait la rencontre de Serge le Tendre. Leur affinité pour une certaine science fiction, et notamment celle des livres de Philip K. Dick devient rapidement un sujet de discussion passionnée.
Il ne faudra pas longtemps pour que L’Histoire de Siloë, un projet de SF depuis longtemps travaillé et remanié par Serge atterrisse sur la table du dessinateur.
Conclus en trois gros volumes de 70 pages couleurs, les deux premiers sortiront en 2000 et 2003, toujours aux éditions Delcourt. Le dernier tome de la série est attendu pour l’année 2007.
Imperator
Toujours avide de multiplier les expériences, Servain met en couleur le premier et une partie du deuxième tome des Guerriers du Silence, l’adaptation en Bande dessinée par Algésiras et Ogaki du roman de Pierre Bordage.
En 2006, Valérie Mangin lui propose mettre en scène le scénario d’Imperator, sa nouvelles Chronique de l’Antiquité galactique.
Séduit par le souffle du récit, il accepte rapidement de se joindre à cette aventure en compagnie de Quadrant Solaire.

rudy Rudy Spiessert

1974 Naissance à Nice, par hasard.
1974 - 1984 Habite au cirque (et maintenant, on sait comment !) Dessine des girafes.
1985 - S’arrête à Tours, troque des dessins sous le préau. Dessine des Lucky Luke.
1988 - 1993 Ne se souvient pas trop, il devait être question d’acné et de cheveux gras. Dessine des femmes nues.
1994 - 1997 Etudie la “communication visuelle”. Dessine des logotypes de 15 par 15.
1997 - 2003 Packaging, freelance, webdesign, plein de mots anglais qui font sérieux. S’ennuie pas mal et dessine des labradors souriants sur des emballages de croquettes.
2003 - Se souvient grâce à Hervé Bourhis qu’il a toujours voulu faire de la BD. Signe chez Poisson Pilote. Dessine (enfin) des bandes dessinées.

Avec Hervé Bourhis au scénario, publié chez Dargaud – Poisson Pilote :
Le Stereo Club T. 1 : Britney Forever, 2004.
Le Stereo Club T. 2 : Chante avec moi, 2005.
Le Stereo Club T. 3 : 21 juin, 2006.
Avec Denis Lapière et Pierre-Paul Renders au scénario, chez Dupuis – Expresso :
Comme tout le monde, 2007.
Avec Hervé Bourhis au scénario, chez Dupuis – Expresso :
Ingmar T. 1 : Invasions et chuchotements, 2006.
Ingmar T. 2 : Crâne noir, 2007.